La maladie du Youtubeur (c’est contagieux)


Une maladie grave se propage sur YouTube.

Et à mesure que les années passent, ça devient une pandémie.

— Les populations à risque :

Experts d’un sujet, auteurs, gens sérieux qui étaient reconnus pour leurs idées ou leurs inventions.

— Les symptômes :

Ça commence par une envie de se déguiser en ado, même quand on a 40 ou 50 ans.

La victime ressent le besoin irrésistible de paraître « cool » auprès d’une audience qui a 3 fois moins que son âge.

Et du coup, elle passe surtout pour un guignol.

Résultat :

1- La victime perd son ancienne audience, celle des gens qui la prenaient au sérieux.

2- Elle se retrouve avec une masse de « touristes », incapable de comprendre ce qu’il raconte, et encore plus d’acheter ses produits.

3- Elle est obligée de changer de langage, de changer de produits, de changer tout. Même si elle a maintenant plus de vues, il ne lui reste plus grand chose d’autre de ce qu’elle avait avant.

— Les complications les plus graves :

Arrêter de parler de tous les sujets plus compliqués que les paroles d’une chanson de Nicki Minaj. Ça semble être le standard.

Se mettre à poster des « vidéos pour analphabètes ™ » (vidéos de moins d’une minute, où chaque mot est sous-titré façon karaoké).

Certains auteurs reconnus, de vrais intellectuels qui avaient écrit des vrais livres, ont même été vus poster ce genre de contenus-karaoké lorsqu’ils ont contracté la maladie.

— Le mode de propagation

La maladie se contracte lorsqu’on regarde trop le nombre de vues.

Et que du coup, on ne mesure plus l’efficacité d’un contenu à son taux de transformation, ou à l’impact qu’il a sur une population définie, mais au nombre de touristes qu’il ramène.

— Les moyens de prévention

Mettre en place des indicateurs comme le RPV (revenu moyen par vue/visite).

Savoir qui achète vraiment les produits (certainement pas les catégories de la population qui ont le moins d’argent… et donc certainement pas les enfants et les ados).

Si on a besoin d’être aimé par les foules, apprendre la guitare pendant son temps libre, ou passer les auditions pour The Voice.

Mais continuer à créer du contenu pour les gens sérieux qui sont en âge de comprendre et d’acheter, en séparant bien les deux activités.

A demain,

 

 

Marketing Naturel.

PS : hier, je t’avais envoyé un e-mail important sur l’automatisation. Au cas où tu ne l’avais pas eu le temps de le lire, je le copie ici :

Comment gagner 15 heures par semaine :

Quand on est créateur de contenu, on passe la plupart de son temps de travail à faire autre chose que créer.

Et c’est tout le problème.

Parce que si sur 5 heures de travail, tu pouvais enregistrer 5 heures de vidéos, ou 5 heures de formations ou de podcasts, ça changerait beaucoup de choses.

Quand tu en as marre de tout, que tu procrastines, ou que tu as envie d’abandonner, c’est rarement à cause du travail de création.

Mais c’est souvent parce que tu en assez de passer des heures à faire des copier-coller, de rester devant des barres de progression d’uploads, de faire des mises en ligne… bref, de travailler sur tout ce qui n’est pas de la création pure.

Voici comment s’en sortir :

1- Standardiser :

Un article est un article. Une vidéo est une vidéo. Une formation est une formation.

Si tu conserves toujours le même format, le même type de description (avec un lien, ou bien deux liens), et le même funnel exact pour chaque type de contenu, alors tu peux standardiser ton travail.

Tu n’as plus besoin de tout refaire à chaque fois : il te suffit de suivre une procédure qui est exactement la même tous les jours.

2- Automatiser :

Une fois que tu as standardisé ton travail, tu peux enfin l’automatiser.

Voici par exemple à quoi ressemble mon travail lors de la publication d’un argumentaire (dans mon ancien système) :

— J’uploade le fichier audio sur Dropbox, avec un nom standardisé basé sur la date du jour de publication.

— Je remplis un bête formulaire avec le titre, la description et la date de publication.

Et c’est tout.

Les automatismes que j’ai programmé font ensuite les choses suivantes :

— Envoi d’un email de validation à mon adresse mail, pour voir si le titre et la description sont corrects.

— Création automatique du produit sur ma plateforme de paiement, via l’API. Avec les fichiers trouvés automatiquement sur Dropbox, le prix qu’il faut, tout…

— Création automatique d’une « page sandwich » pour capturer les emails, via une insertion directe en base mysql.

— Création automatique d’un lien d’achat qui expire le lundi d’après (via le plugin WordPress Prettylink Pro. Le lien est crée aussi directement dans la base mysql).

— Attente jusqu’à la date de publication, à une heure précise.

— Upload du fichier de l’argumentaire sur YouTube, SoundCloud et Spreaker (via l’API d’Auphonic).

— Publication automatique sur mon site, en récupérant le player Spreaker et en insérant en-dessous la description et le bouton d’achat avec le bon lien.

— Création automatique de 4 mailings sur Mailchimp, en mode brouillon : mailing du mardi, du mercredi, et deux mailings du lundi pour alerter les gens avant le retrait.

Les mailings contiennent le titre, la description et les liens formatés automatiquement, ainsi que des phrases tirées aléatoirement dans une liste.

— Envoi automatique du premier mailing à l’heure convenue.

— Attente jusqu’au lendemain, et envoi automatique du second mailing (seuls ceux qui n’ont pas acheté le recevront).

— Le même jour, rappel posté sur Facebook et Twitter, ainsi qu’envoi d’une notification browser via OneSignal.

— Attente jusqu’au lundi d’après, date du retrait, et envoi des deux mailings du lundi aux gens qui n’ont pas encore acheté. Et publication automatique de posts de rappel avant retrait, sur Facebook, Twitter, et par notification browser.

Pour faire tout ça, j’ai juste uploadé mes enregistrements sur Dropbox, et rempli un bête formulaire avec un titre, une description et une date de publication…

Et cet automatisme n’en est qu’un seul parmi les dizaines que j’utilise chaque semaine. Souvent sans même devoir remplir un seul formulaire.

Se former à Zapier, ou bien recruter un programmeur, ce n’est pas un luxe.

C’est peut-être la clé pour garder de la passion pour ton travail, et donner enfin tout ton temps à ce qui compte vraiment…

L’époque des copier-coller est révolue. Aujourd’hui, il y a peu de services qui ne sont pas pilotables automatiquement via une API. Et les outils d’automatisation s’améliorent chaque année.

S’en priver, ça serait comme aller à l’autre bout du monde à pied ou à dos de chameau, alors qu’on aurait pu prendre l’avion.

Pour savoir comment ça marche, et découvrir comment j’utilise l’outil, tu peux écouter cet audio que j’ai enregistré pour toi.

Ça s’appelle « Tout automatiser sans programmer » et c’est derrière ce lien.

A tout de suite,

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